Introduction

« En vous mettant la tête à l’envers, nous vous apprenons à vous tenir debout. En laissant tomber des objets, nous vous apprenons à les rattraper. En vous faisant marcher sur quelqu’un d’autre, nous vous apprenons à prendre soin de lui. En vous transformant en clown, nous vous apprenons à vous prendre au sérieux. » (Bob Sugarman – Ecrivain de cirque)

“By turning you upside down, we teach you to stand on your own two feet. By dropping objects we teach you to catch them. By having you walk all over someone, we teach you to take care of them. By having you clown around, we teach you to take yourself seriously.” (Bob Sugarman – circus writer)

La partie la plus importante de notre mission est ce que l’on enseigne. Bien que le cirque en Palestine a tendance à ne pas être pris au sérieux, le cœur du projet que nous développons – différent du cirque traditionnel-  base ses valeurs sur une approche pédagogique où la confiance, le respect et le travail d’équipe jouent des rôles clés. 
Il se focalise sur le développement socio-émotionnel de l’élève : la concentration, l’expression de soi, l’importance de travailler ensemble pour accroitre la créativité ainsi que l’amélioration de leurs compétences physiques.
Tous ces aspects sont intégrés dans nos circus club, ou nous enseignons différentes spécialités comme : les acrobaties (au sol, au trampoline, en duo ou en appui sur les mains…), les acrobaties aériennes (tissu, trapèze…), le jongle (avec balles, clubs, diabolos et foulards), le mat chinois, l’équilibre (marcher sur une slackline, monocycle, rola bola) et l’interprétation artistique (l’utilisation du cirque pour raconter une histoire).

Grace à la dimension pédagogique et sociale du cirque, la PCS veut parer le lourd impact psychologique qu’a l’occupation militaire sur les enfants et les adolescents, qui les met dans une situation d’injustice et d’expropriation frustrante ce qui alimente leur fureur. Les palestiniens sont constamment confrontés a une multitude de sentiments comme la tristesse, le deuil de quelqu’un ou de quelque chose, l’humiliation, la frustration, la rage… qui mènent bien souvent à la violence ou au contraire à un comportement passif : fatalisme, résignation, manque d’espoir et d’actions positives. La PCS se veut être une piqure d’espoir et d’engagement pour la Palestine et ses générations futures.


Il y a beaucoup d’exemples à travers le monde de personnes et structures qui utilisent le cirque comme un moyen de valoriser la jeunesse dans un contexte social et politique éprouvant : en Afghanistan, dans les Favelas du Brésil, dans des villes européennes où la pauvreté et l’émigration conduisent à l’exclusion, au Cambodge, en Afrique du Sud… Nous faisons partie d’un mouvement plus grand, international, où enseigner le cirque social permet à  nombre de jeunes qui vivent dans ces contextes politiques stressants d’avoir une possibilité d’ouverture sur une nouvelle vie et un nouveau futur.

Vous trouverez plus d’informations concernant le travail que nous faisons avec nos élèves dans la thèse de Delphine Biquet.

Si vous voulez vous inscrire à un de nos circus club, vous pouvez vous renseigner dans la partie « circus club » ou « Comment Postuler » .